A TA TURQUIE
A TA TURQUIE est une association socioculturelle laïque fondée en 1989 et implantée en Lorraine. Elle diffuse la culture turque en France « afin d’offrir des repères à la société française et aux jeunes originaires de Turquie ». L’association valorise également « la production artistique et littéraire des jeunes talents issus de l’immigration, effectue des recherches sur la communauté originaire de Turquie en France et en Europe dans la problématique de l’intégration et étudie l’influence de la culture turque sur l’Occident et de la francophonie sur la Turquie. »
Pour cela, A TA TURQUIE mène des actions dans les domaines de la culture et de l’édition. Depuis 2003, l’association organise les Rencontres nationales des Turcophiles et remet chaque année depuis 2005 un prix des Turcophiles à une personnalité. Elle édite également la revue bilingue OLUSUM/GENESE qui traite les sujets littéraires, artistiques et liés à l’immigration turque.
Les Turcs étaient plus de 222 000 en 2004-2006, représentant 6,3 % des étrangers en France . La France, considérée historiquement comme un choix de second ordre et dans une optique de tremplin vers l’Allemagne (où les Turcs sont appelés « Gasarbeiter », « travailleur hôte »), est le deuxième pays d’immigration turc en Europe. Les Turcs sont principalement présents en Ile-de-France, en Rhône-Alpes et en Alsace.
Les débuts de l’immigration turque datent des années 60 : en 1965 la France signe en effet un accord d’échange de main-d’oeuvre avec la Turquie à la demande du patronat pour diversifier l’origine de ses travailleurs étrangers. A la fin de 1970, on peut compter plus de 1.500 Turcs dans les usines Chrysler-France à Poissy (Yvelines) et environ 700 dans les usines Citroën en Ile-de-France. Les Turcs sont employés dans des secteurs à forte présence de main-d’oeuvre comme le forestage, la filière bois, la sidérurgie et la métallurgie, le bâtiment, les travaux publics et la confection.
La communauté turque est assez soucieuse de préserver sa spécificité. Beaucoup d’immigrés turcs ont vu leurs espoirs de retour au pays déçus au gré des soubresauts économiques en France et des événements politiques en Turquie, notamment le coup d’Etat militaire de septembre 1980 qui a amené des réfugiés politiques. Cette préservation de la culture turque passe notamment par la défense de la langue turque, un certain repli sur la famille et la création de nombreuses associations religieuses ou laïques.
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