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&lt;p&gt;Le 10 mai est, depuis 2006, la « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Elle a été fixée par le président de la République Jacques Chirac, sur proposition de Maryse Condé, présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage. Elle correspond à la date de l’adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira “reconnaissant la traite négrière transatlantique et l’esclavage”. La France est ainsi le premier Etat a avoir déclaré la traite négrière et l’esclavage “crime contre l’humanité”. Elle est également le seul Etat à avoir décrété une journée nationale de commémoration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’esclavage, une forme de migration forcée de population étrangère vers les colonies, a été aboli une première fois le 4 février 1794 en France pendant la Révolution, à l’initiative de l’abbé Henri Grégoire, cela afin de calmer les révoltes dans les colonies des Antilles. Mais Napoléon Bonaparte revient sur cette mesure et légalise l’esclavage le 20 mai 1802. Il faudra attendre le 27 avril 1848 pour voir définitivement adopté le décret d’abolition pour ce qui concerne les Colonies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En application de la loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que “crime contre l’humanité”, un “Comité pour la mémoire de l’esclavage” (CPME) a ainsi été mis en place. Il porte aujourd’hui le nom de “Comité pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage” (CPME) et “a pour mission d’assister de ses avis et recommandations le Gouvernement sur les questions relatives à la recherche, l’enseignement, la conservation, la diffusion ou la transmission de l’histoire et des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’esclavage, défini comme le “fait pour un groupe social d’être soumis à un régime économique et politique qui le prive de toute liberté, le contraint à exercer les fonctions économiques les plus pénibles sans autre contrepartie que le logement et la nourriture”, a été définitivement aboli le 27 mai 1848 en France, il prend d’autres formes après cette date. Créé en 1994, le CCEM (Comité contre l’esclavage moderne) s’est donné pour mission de lutter contre toutes les formes d’esclavage moderne, qui touche principalement les immigrés, notamment contre l’esclavage domestique en France. Pour répondre à ces  formes d’esclavage moderne, les députés ont adopté le 15 mai 2013 un amendement  créant un crime d’esclavage et de servitude punis de 15 ans de réclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.cpmhe.fr/" target="_blank"&gt; &lt;/a&gt;&lt;u&gt;En savoir plus&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;&lt;u&gt;&lt;a href="http://www.cpmhe.fr/" target="_blank"&gt;- Site du Comité pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage &lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/u&gt;&lt;a href="http://www.esclavagemoderne.org/" target="_blank"&gt;- Site du Comité contre l’esclavage moderne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/50565738559</link><guid>http://melting-post.fr/post/50565738559</guid><pubDate>Thu, 16 May 2013 10:32:00 +0200</pubDate></item><item><title>France Terre d’Asile
Ce document iconographique...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/f1384425c54aaf432005e53fc66b9f87/tumblr_mlsw31UbmN1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;France Terre d’Asile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document iconographique représentant des silhouettes colorées d’hommes en marche, une oeuvre du peintre français Gérard Fromanger, est une affiche réalisée par l’association de solidarité internationale à but non lucratif France Terre d’Asil&lt;span&gt;e (FTDA). En bas de l’affiche, une citation extraite de la Constitution de 1958:  “&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a le &lt;span&gt;droit d’asile de la République”.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondée en décembre 1971, à l’initiative d’un groupe d’intellectuels rejoints par un collectif associatif, &lt;span&gt;FTDA &lt;/span&gt;a pour principal objectif “le maintien et le développement d’une des plus anciennes traditions françaises, celle de l’asile, et de garantir en France l’application de toutes les conventions internationales pertinentes.” Selon l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), l’asile est “la protection qu’accorde un État d’accueil à un étranger qui ne peut, contre la persécution, bénéficier de celle des autorités de son pays d’origi&lt;span&gt;n&lt;/span&gt;&lt;span&gt;e.”&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Les principales missions de la FTDA sont la promotion d’une véritable “politique d’accueil des réfugiés”, l’organisation du premier accueil de ces populations, l’insertion de ces personnes à travers la langue, le travail et le logement. &lt;/span&gt;L&lt;span&gt;‘association s’est mobilisée au cours des années 1970 à l’occasion du coup d’Etat du Chili en 1973 et a participé à la mise en place d’un dispositif d’accueil avec la création des centres provisoires d’hébergement (CPH). Elle a été missionnée en 1975 pour organiser, aux côtés d’autres structures partenaires, l’accueil des nombreux réfugiés provenant de l’Asie du Sud-Est. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Seule association à s’occuper spécifiquement de la défense du droit d’asile et des réfugiés à cette époque, FTDA s’est vite imposée comme un interlocuteur privilégié auprès des pouvoirs publics. L’association s’est ainsi vue déléguer en 1975 la mission d’animer et de coordonner le dispositif national d’accueil (DNA). Cette mission a été transférée en 2004 à l’Office des Migrations Internationales (OMI), dissout depuis 2005 dans l’Agence Nationale de l’Accueil des Etrangers et des Migrations (ANAE&lt;span&gt;M), &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;puis remplacée par l’OFII (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Office français de l’immigration et de l’intégration) &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;en 2009.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;En savoir +&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eloise Dufour, “C&lt;span&gt;omment s’est constitué historiquement et comment a évolué récemment le rôle de France Terre d’Asile (FTDA) dans le « dispositif national d’accueil » ?”, &lt;span&gt;in &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Recueil Alexandries,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Colle&lt;/span&gt;ctions Synthèses, novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Site Internet de France Terre d’asile : &lt;a href="http://www.france-terre-asile.org/" target="_blank"&gt;http://www.france-terre-asile.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/48841088179</link><guid>http://melting-post.fr/post/48841088179</guid><pubDate>Thu, 25 Apr 2013 09:42:00 +0200</pubDate></item><item><title>L’affiche rouge
L’affiche « Des...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/c9291f71096dbd600a3eff0536e6070b/tumblr_mkse6ybAHI1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’affiche rouge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’affiche « &lt;span&gt;Des libérateurs ? La libération par l’armée du crime ! &lt;/span&gt;&lt;em&gt;», &lt;/em&gt;&lt;span&gt;appelée communément&lt;/span&gt;&lt;em&gt; « &lt;/em&gt;&lt;span&gt;l’Affiche rouge &lt;/span&gt;&lt;em&gt;», &lt;/em&gt;a été réalisée par les services de propagande allemands en France au moment du procès ou après l’exécution du réseau Manouchian. Constitué entre 1942 et 1943 et composé de 23 communistes, le réseau Manouchian, qui tient son nom de son dirigeant Missak Manouchian, faisait partie du groupe de résistance des « Francs-tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrée » (FTP-MOI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce réseau, qui comptait dans ses rangs trois français et vingt étrangers (espagnol, italiens, arméniens et juifs d’Europe centrale et de l’est), avait effectué de nombreux attentats et actes de sabotages contre l’occupant nazi. Arrêtés en novembre 1943, les 23 accusés comparurent du 15 au 18 février 1944 devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris. Le 21 février au matin, ils furent tous fusillés au Mont-Valérien, à l’exception de la Hongroise Olga Bancic, qui fut décapitée à Stuttgart le 10 mai 1944.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisée en trois parties, l’image, reproduit à l’intérieur d’un triangle rouge les photos, les noms, les origines et les actions menées par dix de ces résistants. La question et la réponse « &lt;em&gt;Des libérateurs? La libération par l’armée du crime ! »&lt;/em&gt; barrent le haut et le bas de l’affiche. P&lt;span&gt;lacardée en 15 000 exemplaires à Paris et dans certaines grandes villes françaises, l’affiche n’eut pas l’effet escompté. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;La haine qu’elle a suscité en effet fut dirigée contre les bourreaux et non contre leurs victimes. Cette histoire&lt;/span&gt; connut une belle postérité artistique : le poète Louis Aragon s’est inspiré de la dernière lettre de Missak Manouchian à sa femme avant sa mort pour écrire en 1955 le poème &lt;em&gt;Strophes pour se souvenir, &lt;/em&gt;&lt;span&gt;un &lt;/span&gt;poème &lt;span&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xdvkv_leo-ferre-l-affiche-rouge_news#.UV7D-IXrH9o" target="_blank"&gt;mis en musique et chanté par Léo Ferré en 1959&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/47193211938</link><guid>http://melting-post.fr/post/47193211938</guid><pubDate>Fri, 05 Apr 2013 16:42:34 +0200</pubDate></item><item><title> Le Centre argentin d’information et de solidarité
Cette...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/00cf6a1b358387b8cf5ccbccfb866f5d/tumblr_mkbi135eI61r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt; &lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;Le Centre argentin d’information et de solidarité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Cette affiche représente, sur fond vert, un ballon reposant sur un tas de crânes couverts de gouttes de sang. Elle a été réalisée à l’occasion de la coupe du monde de football de 1978 organisée en Argentine. Cet événement a soulevé de vives protestations dans les milieux des réfugiés argentins et les réseaux de solidarité et de défense des droits de l’Homme. L’exil des Argentins en France débute en 1974, mais prend des proportions beaucoup plus importantes à partir du coup d’Etat intervenu le 24 mars 1976 à Buenos-Aires. L’Argentine est alors dirigée par une dictature militaire. Le 22 juin 1976, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) lance un appel demandant que des visas soient accordés pour permettre aux réfugiés de quitter l’Argentine. La France répond immédiatement à cet appel et devient une terre d’accueil pour ces émigrés. Entre 1976 et 1979, entre 2000 et 2500 Argentins arrivent en France pour des raisons politiques. Près de la moitié bénéficie du statut de réfugié octroyé par l’Office Français des Réfugiés et Apatrides (OFPRA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’arrivée de ces exilés argentins a favorisé la constitution de réseaux de solidarité en France. De nombreuses organisations d’exilés voient le jour comme la &lt;em&gt;Commission Argentine des Droits de l’Homme&lt;/em&gt; (CADHU), la &lt;em&gt;Commission de Solidarité des Parents des Prisonniers, Disparus et Tués en Argentine&lt;/em&gt; (CO.SO.FAM), ou encore le &lt;em&gt;Centre Argentin d’Information et de Solidarité&lt;/em&gt; (CAIS), producteur de l’affiche et qui édite à partir de 1975 le bimensuel &lt;em&gt;&lt;span&gt;El Canillita. Informaciones de Argentina&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt; (&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Le crieur de journaux. Informations d’Argentine&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;La dénonciation de la dictature avait alors deux objectifs : promouvoir la solidarité parmi les exilés argentins et éveiller un intérêt pour la cause argentine au sein de la société française. La &lt;span&gt;c&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;oupe du monde de football&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt; c&lt;/span&gt;onstitue la première occasion d’une mobilisation importante de la communauté argentine et sera suivie de manifestations hebdomadaires devant l’ambassade d’Argentine jusqu’en 1984.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir +&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href="http://www.archivesaudiovisuelles.fr/1790/list.asp" target="_blank"&gt;» Témoignage de Marie-Pascale CHEVANCE BERTIN est à l’origine de la création du Centre Argentin d’Information et de Solidaritacute (CAIS)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.bdic.fr/pdf/Argentine.pdf" target="_blank"&gt;» Le fonds Argentine de la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.generiques.org/migrance_sommaire.php?id=24" target="_blank"&gt;» Migrance 26 : “Histoire et mémoire de l’immigration française vers les Amériques : initiatives et expériences institutionnelles et associatives”&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/46414889135</link><guid>http://melting-post.fr/post/46414889135</guid><pubDate>Wed, 27 Mar 2013 12:46:00 +0100</pubDate><category>Argentine</category><category>exil</category><category>dictature</category><category>réfugiés</category><category>immigration</category></item><item><title>Histoire et recherche identitaire d’Abdelmalek SayadAu...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/c967dff41ec342fab13948a365f5da37/tumblr_mjlr8ruimx1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Histoire et recherche identitaire d’&lt;/em&gt;Abdelmalek Sayad&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Au moment où se clôt la période commémorative du cinquantenaire de l’indépendance algérienne, il est bon de renvoyer aux pages éclairantes d’Abdelmalek Sayad sur la catégorie du national étudiée sous l’angle privilégié de l’émigration-immigration et à son analyse critique sévère portée à l’endroit du nationalisme algérien (son anti-intellectualisme, ses silences sur l’apport de l’immigration dans la guerre d’Algérie, sur les dissensions internes et les protagonistes essentiels de cette histoire, etc.). Si le phénomène migratoire analysé par A. Sayad incite à l’analyse privilégiée de la confrontation entre Etats et sociétés d’accueil et d’origine, l’oeuvre de Sayad est aussi un retour réflexif sur les soubassements des sociétés qui se font face de part et d’autre des rives de la Méditerranée : de ce point de vue, ses analyses critiques portant sur la société algérienne, conservent une indéniable (et cruelle) actualité.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt;« On peut dire que l’Algérie ne guérira jamais de sa situation actuelle, si elle ne fait pas un travail de réévaluation intégrale de son nationalisme : son nationalisme est né dans le contexte colonial, il est né de la colonisation, il est né anticolonial et il l’est resté, il le reste aujourd’hui encore, anachroniquement ; et ce nationalisme survit tel quel aux conditions politiques et historiques de sa constitution. Ce nationalisme n’a jamais su se constituer en lui-même. Même aujourd’hui que la colonisation a disparu, il est resté tel qu’il a commencé à se fabriquer en 1920. Il s’est donné une mythologie, prise de la France et apprise de la France - le mythe de la Nation - qui continue à fonctionner. De ce point de vue, le nationalisme algérien est le bon élève, mais bien tardivement du nationalisme français, à l’école duquel il s’est constitué, même en le combattant et en cherchant à s’en émanciper. De manière générale, c’est la vision que la société algérienne s’est donnée d’elle-même : j’existe et j’ai toujours existé d’essence, de toute éternité. Je n’ai pas besoin d’histoire, même si je suis dans l’Histoire ; je ne suis pas un produit de l’Histoire mais l’Histoire elle-même. L’être que je suis aujourd’hui, l’être algérien de ce jour serait comme un être incréé, historiquement parlant ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;em&gt;Histoire et Recherche Identitaire&lt;/em&gt;, Editions Bouchène, 2002, p.74-75.&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/45267029150</link><guid>http://melting-post.fr/post/45267029150</guid><pubDate>Wed, 13 Mar 2013 15:07:00 +0100</pubDate></item><item><title> Le restaurant de Fatéma Hal

Dans son numéro de février/mars...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/6bb1fd8ae6c334ab2a73863c92eec00f/tumblr_mitkpy0ucT1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Le restaurant de Fatéma Hal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Dans son numéro de février/mars 1985 sur le thème « Femmes. Portraits et guides », le journal &lt;em&gt;Sans frontière&lt;/em&gt; dresse sur 160 pages les portraits de plusieurs femmes, connues ou anonymes, issues de l’immigration. Dans l’article&lt;br/&gt;intitulé « Paris. Le resto de Fatéma » est ainsi narrée l’expérience de la jeune marocaine Fatéma Hal, à la tête du restaurant Le Mansouria.&lt;a id="btAsinTitle" name="btAsinTitle"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« J’ai appelé mon restaurant Le Mansouria. C’est le nom de ma mère, une femme extraordinaire », ainsi débute l’article qui retrace le parcours d’une jeune femme originaire de la ville d’Oudja, au Maroc, et qui s’est consacrée pendant vingt ans à recueillir des recettes traditionnelles auprès de celles qui en étaient les gardiennes dans son pays d’origine, ce qu’elle raconte dans son récit autobiographique &lt;span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Fille des frontières&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt; (2011).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Arrivée en France en 1970, Fatéma Hal étudie la littérature arabe et l’ethnologie et occupe un poste de conseillère technique à la direction régionale (Ile-de-France) du ministère des Droits de la Femme avant d’ouvrir son premier restaurant en 1979. L’entreprise faisant faillite, cette femme divorcée et mère de cinq enfants ne baisse pas les bras et, grâce à un &lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;système ingénieux de bons-repas qu’elle vend à l’avance,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; rassemble l’argent nécessaire à une seconde tentative.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Elle ouvre ainsi Le Mansouria en 1984 rue Faidherbe, dans le 11ème arrondissement de Paris, qui jouit aujourd’hui d’une belle réputation. Soucieuse de transmettre son savoir-faire, la restauratrice, qui a reçu la Légion d’honneur en 2001, a créé en 2009 une école de cuisine. Elle donne régulièrement des cours, des conférences et publie des ouvrages sur la gastronomie marocaine. L’article de &lt;em&gt;Sans Frontière &lt;/em&gt;semble ainsi visio&lt;span&gt;nnaire quand il concluait :&lt;/span&gt; « Fatéma Hal veut redonner à la cuisine marocaine la place qu’elle mérite ».&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir +&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;Site du Mansouria : &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.mansouria.fr/" target="_blank"&gt;&lt;a href="http://www.mansouria.fr/" target="_blank"&gt;http://www.mansouria.fr/&lt;/a&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Marie POINSOT, « Partage et transmission de la cuisine marocaine en France - Entretien de Fatéma Hal, ethnologue de formation, propriétaire du restaurant La Mansouria », &lt;em&gt;Revue Hommes et migrations,&lt;/em&gt; n°1283, janvier-février 2010&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Fatéma HAL, &lt;em&gt;Filles des frontières,&lt;/em&gt; Paris, Phippe Rey, 2011, 336 p.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/44053314308</link><guid>http://melting-post.fr/post/44053314308</guid><pubDate>Tue, 26 Feb 2013 09:53:00 +0100</pubDate></item><item><title>Baraka : l’amour métis
Dans son numéro 6, publié en...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/2d7547a2708cba2d0f31988f7c5cfd47/tumblr_mhv07n9hQI1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Baraka&lt;/em&gt; : l’amour métis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000219&amp;c=FRAS075GNQ_000000219_FRAS075GNQ_000000219_de-7" target="_blank"&gt;numéro 6&lt;/a&gt;, publié en avril 1986, la &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000219&amp;c=FRAS075GNQ_000000219_FRAS075GNQ_000000219_de-7" target="_blank"&gt;revue &lt;em&gt;Baraka&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, le “News Magazine” qui fait suite au journal &lt;em&gt;Sans Frontière &lt;/em&gt;et édité de 1986 à 1987, consacre un dossier-enquête à la difficile thématique de l’ « amour métis ». Driss El Yazami explique dans l’éditorial qui ouvre le journal et intitulé « Cours Fatima… Le Harem est derrière toi », que « en France, des milliers de Maghrébines “craquent pour la blondeur” et &lt;em&gt;Baraka&lt;/em&gt; est allé à leur rencontre ». C’est en effet sous l’angle des femmes que le journal aborde la question des relations amoureuses et de la sexualité des migrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le premier article du dossier, « Il faut que ça saigne », est consacré à la question de la réfection de l’hymen, l’opération chirurgicale consistant à « se refaire une virginité » et que pratiquent de jeunes migrantes dans la peur de ne pas tâcher le drap le jour du mariage. Dans le second article, « Suis-moi dans le désert », quatre jeunes femmes évoquent les contradictions auxquelles elles se heurtent dans leur expérience de l’amour, tiraillées entre leur désir de liberté, la pression de leurs parents et leurs rêves d’enfance. Ainsi, comme le souligne le sous-titre de l’article, si elles « craquent pour les “blonds” […] elles rêvent parfois du “frisé” idéal », qui leur permettrait de concilier les valeurs du pays de départ et de celui de l’immigration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l’interview qui clôt l’enquête, l’ethnologue Camille Lacoste-Dujardin, auteure du livre &lt;em&gt;Des mères contre des femmes&lt;/em&gt; (1985), souligne le rôle des mères maghrébines chargées d’inculquer à leurs filles une sexualité à la fois tabou et sociale et relayant ainsi la domination masculine. La chercheuse évoque également les changements à l’oeuvre alors que des inspirations individuelles se font jour, que les filles sont scolarisées de plus en plus tard, et que les Etats du Maghreb tentent d’endiguer la natalité. Et de conclure : « Si le rôle des femmes n’est plus exclusivement ou très prioritairement, un rôle de mère, il faudra bien leur faire une autre place. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir plus&lt;br/&gt;&lt;/u&gt;- « Construction des sexualités et migration », &lt;a href="http://www.generiques.org/migrance_sommaire.php?id=25" target="_blank"&gt;&lt;em&gt;Migrance 27&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, premier semestre 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- RYGIEL Philippe, LILLO Natacha (dir), &lt;em&gt;Rapports sociaux de sexe et immigration (mondes atlantiques, XIXe-XXe siècles)&lt;/em&gt;, Paris, Publibook Université, 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href="http://melting-post.fr/post/17610777362/les-couples-mixtes-souhaitent-beaucoup-damour-a" target="_blank"&gt;Melting Post : Les couples mixtes souhaitent beaucoup d’amour à Monsieur et Madame Pasqua&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/42510222274</link><guid>http://melting-post.fr/post/42510222274</guid><pubDate>Thu, 07 Feb 2013 17:52:00 +0100</pubDate></item><item><title>Yennayer ou le Nouvel An berbèreReprésentant des portraits de...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/d132315393905a8edff3d0b2f1bd965a/tumblr_mh6irbC45Q1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yennayer ou le Nouvel An berbère&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Représentant des portraits de chanteurs sur un fond noir, cette affiche a été réalisée à l’occasion du Nouvel An berbère, Yennayer (&lt;em&gt;yiwen&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;agur&lt;/em&gt;, yennayer signifierait littéralement le premier mois, soit le mois de janvier), en 1997, par l’Association de culture berbère (ACB). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette association tire ses origines des « Ateliers de Culture Berbère » créés en 1979 dans l’Est parisien où la culture kabyle est présente depuis un demi-siècle. Perçue dans un premier temps comme une bande de copains du quartier de Ménilmontant s’intéressant à leur culture d’origine, l’ACB peut en 1981, et grâce à la &lt;a href="http://melting-post.fr/post/23724698969/le-droit-dassociation-des-etrangers-et-des" target="_blank"&gt;loi du 9 octobre&lt;/a&gt; de la même année, se constituer en association. Le A de « Ateliers » devient alors celui d’ « Association ». L’ACB a développé son travail autour de la revendication linguistique et du lien avec la culture d’origine puis a élargi ses préoccupations à l’intégration de ses membres au pays d’accueil. Dans les années 1980, elle a ainsi ouvert une activité de soutien scolaire et une permanence juridique et sociale.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le Nouvel An berbère correspond au 12 janvier du calendrier julien. Il y a plusieurs hypothèses formulées quant à ses origines. L’une d’entre elles avance que la date serait issue du calendrier agraire et utilisée par les Berbères depuis l’Antiquité. Cette date marque le début de l’année et consacre le passage de « La Porte de l’Année ». Il s’agit d’une fête non musulmane traditionnellement célébrée un peu partout en Afrique du Nord et qui dure, selon les régions, de deux à quatre jours. Yennayer donne lieu à diverses festivités dont le partage d’un repas traditionnel et copieux. Tous les convives doivent sortir de table rassasiés afin que l’année soit prospère.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette année Génériques va numériser et mettre en ligne dans &lt;a href="http://odysseo.org/" target="_blank"&gt;Odysséo&lt;/a&gt; une partie des archives, des photographies, des affiches et les périodiques, de l’ACB.  Sortira également en février le &lt;em&gt;Migrance 40&lt;/em&gt; sur la &lt;a href="http://chanson-kabyle.mshparisnord.org/" target="_blank"&gt;chanson kabyle en France et la mémoire de l’immigration&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;u&gt;En savoir +&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;- &lt;a href="http://www.acbparis.org/" target="_blank"&gt;Site de l’ACB &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/41433658943</link><guid>http://melting-post.fr/post/41433658943</guid><pubDate>Fri, 25 Jan 2013 12:33:00 +0100</pubDate></item><item><title>L’AEFTI, l’Association pour l’enseignement et...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/825fedc1fae1881ac878bfb86b6b7a8c/tumblr_mgf3syVC1C1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’AEFTI, l’Association pour l’enseignement et la formation des travailleurs immigrés et leurs familles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette affiche a été réalisée à l’occasion du 20ème anniversaire de la Fédération nationale des associations pour l’enseignement et la formation des travailleurs immigrés et leurs familles (Fédération AEFTI), un réseau d’associations créé en 1971 et qui se donne « &lt;em&gt;pour but fondamental la lutte contre l’illettrisme et l’analphabétisme, la promotion du droit à la formation et à la qualification de la population immigrée et des publics en difficulté d’insertion&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s’appuyant sur des données issues de plusieurs enquêtes, Didier Gélot et Claude Minni montrent dans une &lt;a href="http://formationemploi.revues.org/2423" target="_blank"&gt;étude&lt;/a&gt; que les immigrés accèdent moins à la formation professionnelle continue que les Français d’origine. Quant aux personnes nées de parents immigrés, elles accèdent aux dispositifs de formation dans des proportions proches de celles des non-immigrés, sauf celles dont les deux parents sont originaires du Maghreb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons également que les &lt;a href="http://melting-post.fr/post/31057618812/la-scolarisation-des-enfants-dimmigres-depuis-les" target="_blank"&gt;enfants d’immigrés&lt;/a&gt; restent aujourd’hui parmi les élèves qui encourent les plus grands risques de difficultés ou d’échecs scolaires. Cependant, d’après les dernières études, les filles immigrées ou descendantes d’immigrés, s’en sortiraient mieux que les filles françaises d’origine. De plus, au sein des populations défavorisées, les enfants d’immigrés s’en sortent mieux que les autres élèves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Animée à ses débuts en région parisienne par des formateurs bénévoles, parmi lesquels des militants communistes, chrétiens progressistes et syndicalistes de la CGT, l’AEFTI s’est professionnalisée tout en maintenant une structure associative vivante. L’association étend progressivement ses activités en province et engage des salariés en 1976. La fédération compte aujourd’hui 96 centres à travers la France. Au-delà de leurs compétences en terme de formation, les centres AEFTI sont aussi des associations « &lt;em&gt;attachées aux droits de l’homme concernant la lutte contre les inégalités aux plans de l’éducation, des savoirs et de l’emploi.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir +&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;- Melting Post : &lt;a href="http://melting-post.fr/post/31057618812/la-scolarisation-des-enfants-dimmigres-depuis-les" target="_blank"&gt;La scolarisation des enfants d’immigrés&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;- Didier Gélot et Claude Minni, &lt;a href="http://formationemploi.revues.org/2423" target="_blank"&gt;« Les immigrés accèdent moins à la formation professionnelle continue »&lt;/a&gt;, Formation emploi, 94 | 2006, 93-109&lt;br/&gt;- Le fonds de l’AEFTI de Seine-Saint-Denis a été traité par Génériques. Il est disponible dans &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000106&amp;c=FRAS075GNQ_000000106_e0000022&amp;qid=sdx_q50" target="_blank"&gt;Odysséo&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;- Le &lt;a href="http://www.aefti.fr/" target="_blank"&gt;site de l’AEFTI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/40179199336</link><guid>http://melting-post.fr/post/40179199336</guid><pubDate>Thu, 10 Jan 2013 17:14:00 +0100</pubDate></item><item><title>Meeting du 2 avril 1977 à la Mutualité 
Cette affiche a été...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/1d5ded8c37fc252e7ce49485293f7058/tumblr_mfc5ajDmYF1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Meeting du 2 avril 1977 à la Mutualité &lt;br/&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette affiche a été réalisée à l’occasion du second meeting du &lt;a href="http://odysseo.org/img-viewer/FRGNQ_P0119_1976_001/viewer.html" target="_blank"&gt;Comité de coordination des foyers en lutte, &lt;/a&gt;qui s’est tenu le 2 avril 1977 à la Maison de la Mutualité. La partie gauche de l’affiche, illustrée par deux photographies, fait référence au retour en France de douze délégués de sept foyers Sonacotra (SOciété NAtionale de COnstruction de logements pour les TRAvailleurs) qui avaient été expulsés en avril 1976, après l’annulation par le Conseil d’Etat des arrêtés d’expulsion pris à leur encontre en mars 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte figurant dans l’encadré rouge invite à continuer la mobilisation pour mettre fin aux expulsions d’étrangers. Le premier meeting du Comité de coordination des foyers en lutte, qui marque la politisation du &lt;a href="http://melting-post.fr/post/10685254290/loyer-decent-abolition-du-regime-caserne" target="_blank"&gt;mouvement de lutte des résidents des foyers Sonacotra&lt;/a&gt; lancé en 1975, s’était également tenu à la Maison de la Mutualité, le 21 février 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construite en 1930 et inaugurée en 1931 par le président de la République Paul Doumer, la Maison de la Mutualité a, depuis sa création, été un haut lieu de rencontres et de rassemblements politiques. S’y est tenue notamment le 21 juin 1973 une réunion publique organisée par le mouvement d’extrême droite, Ordre Nouveau, sur le thème « Halte à l’immigration sauvage ». En réaction à cette réunion, neuf groupes d’extrême gauche organisèrent le soir même une contre-manifestation qui se termina en affrontements violents entre supporters et opposants à Ordre Nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste quelques mois auparavant, le 1er avril 1973, la Maison de la Mutualité avait été l’hôte d’une toute autre manifestation. Réunissant 4 000 étrangers en situation irrégulière venus de toute la France et soutenus par divers comités de soutien, ce rassemblement national contestait les &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000008&amp;c=FRAS075GNQ_000000008_FRAS075GNQ_000000008_de-68&amp;qid=sdx_q13" target="_blank"&gt;circulaires Marcellin-Fontanet (1972&lt;/a&gt;). Appliquées à partir de septembre 1972, ces circulaires soumettaient la délivrance de cartes de séjour à la possession d’un contrat de travail d’un an et d’un logement « décent ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;Pour en savoir +&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pitti Laure, « Travailleurs de France, voilà votre nom », in&lt;a href="http://www.generiques.org/migrance_sommaire.php?id=23" target="_blank"&gt; &lt;em&gt;Migrance &lt;/em&gt;n°25, Immigration et luttes sociales : filiations et ruptures (1968-2003)&lt;/a&gt;, troisième trimestre 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="http://www.gisti.org/doc/plein-droit/11/clandestinite.html" target="_blank"&gt;De la clandestinité à la reconnaissance&lt;/a&gt;, entretien avec Saïd Bouziri par Hélène Trappo, &lt;em&gt;Plein Droit&lt;/em&gt; n° 11, « Travail au noir ? Travail clandestin ? Travail illégal ? », juillet 1990&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/38385410153</link><guid>http://melting-post.fr/post/38385410153</guid><pubDate>Thu, 20 Dec 2012 16:20:00 +0100</pubDate></item><item><title>Semaine européenne du patrimoine des migrations en Europe
La...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_md607srtlL1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Semaine européenne du patrimoine des migrations en Europe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Semaine européenne du patrimoine des migrations en Europe, (“European Migration Heritage Week”), est une manifestation culturelle créée à l’initiative du&lt;a href="http://www.cdmh.lu/" target="_blank"&gt; Centre de Documentation sur les Migrations Humaines&lt;/a&gt; (CDMH - Luxembourg) dont la première édition s’est tenue en 2004. Elle s’inscrit dans le cadre du projet  “Itinéraire Européen du Patrimoine des Migrations” (“European Migration Heritage Route”) qui vise à rassembler au sein d’un même réseau des structures travaillant sur le thème des migrations afin de de générer une vision globale du phénomène migratoire en Europe. Les membres de l’&lt;a href="http://www.aemi.eu" target="_blank"&gt;Association of European Migration Institutions (AEMI)&lt;/a&gt; sont ainsi engagés dans des recherches en matière de migrations qui ont pour objet de mieux faire comprendre le phénomène de la mobilité humaine.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La Semaine européenne du patrimoine des migrations en Europe, qui bénéficie de l’appui logistique de l’&lt;a href="http://www.culture-routes.lu/php/fo_index.php?" target="_blank"&gt;Institut européen des Itinéraires culturels&lt;/a&gt; sous l’égide du &lt;a href="http://hub.coe.int/fr/" target="_blank"&gt;Conseil de l’Europe&lt;/a&gt;, a pour but de faire connaître le patrimoine des migrations à un large public. Il s’agit ainsi, pendant la première semaine du mois d’octobre, de mettre à l’honneur des éléments du patrimoine des migrations tant matériels (lieux, architecture, archives etc.), qu’immatériels (langues, littératures, musiques, traditions culinaires, etc.), et de développer des activités culturelles (expositions, débats, rencontres, projections de films,…) autour du thème des migrations en Europe. Chaque année, une thématique est retenue comme la question des archives des migrations en 2005 ou les circuits de visite locaux, régionaux, internationaux permettant de découvrir des lieux liés au patrimoine des migrations en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir + :&lt;/u&gt; &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000014&amp;c=FRAS075GNQ_000000014_FRAS075GNQ_000000014_de-1432&amp;qid=sdx_q20" target="_blank"&gt;&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000014&amp;c=FRAS075GNQ_000000014_FRAS075GNQ_000000014_de-1432&amp;qid=sdx_q20" target="_blank"&gt;&lt;span class="pl-ead-did-isbd-zone1"&gt;Semaine européenne du &lt;span class="pl-hilite"&gt;patrimoine&lt;/span&gt; des migrations (2004)&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;Semaine européenne du &lt;span class="pl-hilite"&gt;patrimoine&lt;/span&gt; des migrations (2007)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/35264917580</link><guid>http://melting-post.fr/post/35264917580</guid><pubDate>Thu, 08 Nov 2012 11:38:00 +0100</pubDate></item><item><title>Carte de séjour
Créé en 1980 à Lyon par Rachid Taha, Djamel Dif,...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_mc17cfH7Aw1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Carte de séjour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Créé en 1980 à Lyon par Rachid Taha, Djamel Dif, Mokhtar Amini, Mohamed Amini, et Éric Vaquer, Carte de séjour est le premier groupe de musique rock-beur issu des cités françaises. Avec son style musical unique, qui allie des influences rock et raï, Carte de séjour met en avant le contexte identitaire difficile dans lequel vit une large partie de la communauté française d’origine maghrébine de la seconde génération. Le nom du groupe fait référence à l’une des revendications des &lt;a href="http://melting-post.fr/post/10767312554/grande-marche-contre-le-racisme-sos-racisme" target="_blank"&gt;marcheurs de 1983&lt;/a&gt; qui exigeaient la carte de séjour de dix ans renouvelable et le droit de vote des étrangers. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carte de séjour est d’abord repéré et produit par Bernard Meyet sur son label Mosquito. Le guitariste soliste Éric Vaquer quitte rapidement le groupe et est vite remplacé par le seul « français d’origine », Jérôme Savy, qui apportera la touche arabisante. Djamel Dif quitte à son tour le groupe en 1982 pour produire la musique du &lt;a href="http://melting-post.fr/post/13293764261/khaled-certains-reconnaissent-surement-deja-le" target="_blank"&gt;chanteur algérien de raï Khaled &lt;/a&gt;et la chanteuse de pop franco-marocaine Sapho.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carte de séjour décolle véritablement en 1982 en faisant l’ouverture du groupe Téléphone au Palais des Sports à Paris. Le groupe participe ensuite au grand concert qui clôt la Marche pour l’égalité à la Bastille en 1983. Avec leur reprise du célèbre « Douce France » de Charles Trénet en 1986, la carrière du groupe marquera un tournant. Cette reprise est largement diffusée sur les FM et à la télévision et met en lumière, en pleine montée du Front national, les questions sociétales de l’intégration des « Beurs ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;–&lt;br/&gt;&lt;em&gt;I&lt;/em&gt;&lt;em&gt;l revient à ma mémoire des souvenirs familiers  &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je revois ma blouse noire lorsque j’étais écolier&lt;br/&gt;Sur le chemin de l’école je chantais à pleine voix &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Des romances sans paroles, vieilles chansons d’autrefois&lt;br/&gt;Douce France, cher pays de mon enfance, bercée de tendre insouciance, je t’ai gardée dans mon cœur !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(paroles de la reprise de &lt;em&gt;Douce France&lt;/em&gt; par Carte de séjour)&lt;em&gt; &lt;br/&gt;—&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique de Carte de séjour est un rock-punk arabe qui va à la fois à la rencontre de la chanteuse égyptienne Oum Kalsoum, du groupe de rock anglais The Clash et des rythmes gnawa ; même si peu à peu, Carte de séjour s’oriente vers le raï algérien. « &lt;em&gt;J’ai toujours baigné dans différentes ambiances musicales, les bars, les voyages et aussi les bals que j’ai fréquentés quand j’étais ado. Je peux danser sur du Carlos comme sur du Johnny Cash&lt;/em&gt; ». (Rachid Taha 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe participe à plusieurs émissions de télévision comme &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=9vDc4YuZz1k" target="_blank"&gt;Megahertz&lt;/a&gt; (1982) présentée par Alain Maneval, &lt;a href="http://www.ina.fr/art-et-culture/musique/video/CPA82050433/le-show-business-dans-la-chanson.fr.html" target="_blank"&gt;&lt;em&gt;Droit de réponse&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de Michel Polac &lt;em&gt;(1982) &lt;/em&gt;ou encore &lt;em&gt;Mosaïque, une &lt;/em&gt;émission de variété produite par l’Agence pour le développement des relations interculturelles qui alterne séquences musicales et reportages filmés sur la vie des communautés en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prônant l’intégration et la tolérance, Carte de séjour distribue gratuitement ses disques aux députés de l’Assemblée nationale avec le soutien de Jack Lang, alors ministre de la Culture. Le groupe se sépare en 1990 et Rachid Taha entame une carrière solo avec la sortie de son premier album Barbès en 1991. Carte de séjour laisse un single éponyme et deux albums :&lt;strong&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Rhoromanie en 1984 et 2 et ½ en 1986.&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/33765838047</link><guid>http://melting-post.fr/post/33765838047</guid><pubDate>Wed, 17 Oct 2012 11:50:00 +0200</pubDate></item><item><title>Ahmed Othmani, un militant des droits de l’hommeDans son...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_mbfbvoaAdb1r3zempo1_500.png"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ahmed Othmani, un militant des droits de l’homme&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans son article à paraître dans le &lt;a href="http://www.generiques.org/migrance_dernier.php" target="_blank"&gt;prochain numéro de &lt;em&gt;Migrance&lt;/em&gt; intitulé « La mobilisation des immigrés pour la décolonisation. France, 1930-1970 »&lt;/a&gt;, l’historien Burleigh Hendrickson étudie et compare les mouvements étudiants à la fin des années 1960 et dans les villes de Dakar (Sénégal) et à Tunis (Tunisie). Il revient notamment sur le Groupe d’études et d’action socialiste tunisien (GEAST), plus connu sous le nom de sa revue &lt;em&gt;Perspectives&lt;/em&gt;, formé en octobre 1963 par des étudiants et des enseignants tunisiens et qu’Ahmed Othmani rejoint en 1965, à l’âge de 22 ans.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Décédé en 2004 dans un accident à Rabat, Ahmed Othmani était un militant d’extrême gauche tunisien qui consacre une grande partie de sa vie à la défense des droits de l’homme en Tunisie et dans le monde. Descendant d’une tribu semi-nomade, il s’installe à Tunis à l’âge de 13 ans. Enfant, il restera marqué par la lutte armée pour l’indépendance tunisienne qui se déroule dans sa région (Sidi Bouzid). Étudiant en lettres françaises et philosophie à l’université de Tunis, il devient l’un des dirigeants du mouvement étudiant en Tunisie en 1964. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En 1968, il participe à la mobilisation étudiante pour la libération de Mohamet Ben Jennet, un étudiant militant du groupe Perspectives arrêté et condamné à 20 ans de travaux forcés. Ahmed Othmani est alors arrêté et condamné à 12 ans de travaux forcés. Il sera emprisonné à plusieurs reprises entre décembre 1968 et août 1979. « &lt;em&gt;J’ai acquis une certaine capacité à résister à la douleur, en apprenant à perdre toute espèce de sensation physique. Je ne ressentais plus rien en voyant mon sang couler&lt;/em&gt; », racontera-t-il plus tard dans le livre &lt;em&gt;Sortir de la prison : un combat pour réformer les systèmes carcéraux dans le monde&lt;/em&gt; (éditions La Découverte, 2002).  Il passera plus de dix ans au bagne de Borj Erroumi, près de Bizerte, dont une longue période en isolement.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Libéré de prison en 1979, il retrouve un an plus tard son épouse Simone Othmani Lellouche en France. Elle avait été expulsée de Tunisie et condamnée à six ans de prison par coutumace en 1972. Il poursuit le combat et la lutte en faveur des droits fondamentaux et de la dignité des prisonniers à travers le monde. Membre fondateur, en 1981, de la section tunisienne d’Amnesty International et artisan du développement de cette organisation dans le monde arabe, il participe en 1989 avec la Britannique Vivien Stern à la création de l’Organisation internationale de la réforme pénale (Penal Reform International, PRI), dont il devient le président en 1994. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Depuis sa libération de prison en 1979, des intérêts communs entre les fondateurs de l’association Génériques et Ahmed Othmani les unissent autour de la question des droits de l’Homme dans le monde arabe. Une convention sera d’ailleurs signée en 2003 entre Simone Othmani Lellouche et Génériques pour constituer en &lt;a href="http://www.generiques.org/odysseo.php?id=30" target="_blank"&gt;fonds d’archives&lt;/a&gt; les documents de Simone Othmani Lellouche et Ahmed Othmani. Le &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_edfaffiches&amp;c=FRAS075GNQ_edfaffiches_FRAS075GNQ_edfaffiches_de-14&amp;qid=sdx_q16" target="_blank"&gt;fonds Simone et Ahmed Othmani&lt;/a&gt; a été ensuite déposé à la &lt;a href="http://www.bdic.fr/" target="_blank"&gt;Bibliothèque de documentation internationale contemporaine de Nanterre (BDIC)&lt;/a&gt;. Il est à présent consultable à la BDIC selon les modalités de consultation des fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir plus :&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;Ouvrage à plusieurs voix, &lt;em&gt;Ahmed Othmani, une vie militante&lt;/em&gt;, Déméter, 2012&lt;br/&gt;Othmani Ahmed, “Répression en Tunisie”, in &lt;em&gt;Les Temps Modernes&lt;/em&gt;, avril 1979&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/32938247329</link><guid>http://melting-post.fr/post/32938247329</guid><pubDate>Fri, 05 Oct 2012 16:21:24 +0200</pubDate></item><item><title>Le militant sénégalais Sally N’Dongo 
Né en 1924 à...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_mapefkETyC1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le militant sénégalais Sally N’Dongo &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Né en 1924 à Sinthiougarba, au Sénégal, Sally N’Dongo était un militant qui joua un rôle de premier plan dans la communauté africaine immigrée en France dans les années 1960 et 1970. Il fut le fondateur en 1961 de l’Union générale des travailleurs sénégalais en France (UGTSF), une organisation qui regroupa également des Maliens et des Mauritaniens et dont l’objectif était d’aider les travailleurs africains en France à se loger, se former et obtenir des soins médicaux. L’attention de l’UGTSF s’est portée également sur la lutte contre le néocolonialisme que Sally N’Dongo s’est attaché à dénoncer tout au long de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Dans son article intitulé « Sally N’Dongo, immigration africaine et aspects politiques du néocolonialisme en Afrique de l’Ouest et en France », à paraître dans le prochain numéro de &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Migrance&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;, l’historienne Gillian Glaes expose la conception du &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;néocolonialisme &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;développée par Sally N’Dongo. Pour ce militant, l’indépendance politique ne s’est pas accompagnée d’une indépendance économique et la France continue d’exercer une influence sur ses anciennes colonies d’Afrique de l’Ouest après la décolonisation. Cette dernière a été rendue possible par le spécialisation agricole du Sénégal dans l’arachide au détriment du développement de l’industrie pendant la colonisation, et prend par la suite la forme d’aides, par exemple dans le cadre des accords de coopération signés après 1960 entre la France et ses anciennes colonies. A cela s’ajoute les liens qu’entretiennent les nationalistes devenus chefs d’Etat, comme Léopold Sédation Senghor, avec la classe dirigeante française. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Sally N’Dongo, l’immigration des travailleurs africains en France est une autre forme de néocolonialisme et de la dépendance des nouveaux états africains à l’ancien colonisateur. En cause, l’exploitation des travailleurs de l’Afrique de l’Ouest qui occupent des postes subalternes, subissent les attitudes racistes des employeurs, vivent dans des conditions précaires et font l’objet en France d’une ségrégation raciale. Sally N’Dongo conclue son ouvrage V&lt;em&gt;oyage forcé : itinéraire d’un militant&lt;/em&gt; en disant : « Pour que cela change, pour que les racines de ce mal endémique soient une bonne fois arrachées, il faut que le peuple tout entier prenne ses responsabilités ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir +&lt;/u&gt;&lt;span&gt;&lt;br/&gt;Migrance 39 : &lt;em&gt;La mobilisation des immigrés pour la décolonisation, France 1930-1970&lt;/em&gt;&lt;br/&gt;Sally N’Dongo&lt;/span&gt;&lt;em&gt;, La coopération franco-africaine&lt;/em&gt;, F. Asperme, Paris, 1972 &lt;br/&gt;Sally N’Dongo, &lt;em&gt;“Coopération” et néo-colonialisme&lt;/em&gt;, Paris : François Maspero, 1976 &lt;br/&gt;&lt;em&gt;Exil, connais pas, &lt;/em&gt;Sally N’Dongo ; propos recueillis par Michèle Pache, Éditions du Cerf, Paris , 1976 &lt;br/&gt;&lt;em&gt;Voyage forcé : itinéraire d’un militant, &lt;/em&gt;Sally N’Dongo, François Maspero, Paris, 1975&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crédits photo : &lt;span id=":2ee"&gt;Manifestation des travailleurs immigrés, Sally N’Dongo, 1981  (auteur Kagan, Élie). ©BDIC/KAG T (675)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/31984003140</link><guid>http://melting-post.fr/post/31984003140</guid><pubDate>Fri, 21 Sep 2012 16:18:00 +0200</pubDate></item><item><title>Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et son église, rue...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_macbj0AdSg1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et son église, rue de Crimée, Paris 19e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le XVIIIe siècle, Paris est souvent considérée par les Russes comme leur deuxième capitale. Citons les aristocrates soucieux de s’imprégner de la culture française, les artistes du quartier de Montparnasse des années 1930, comme Maïakovski, Chagall, Zadkine, Diaghilev, Berberova…, mais aussi les “Russes blancs” fuyant la Révolution bolchévique de 1917 ou encore les dissidents des années 1970. Plus d’une cinquantaine de noms de rues, de boulevards et de places évoquent la Russie à Paris.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et son église, situés rue de Crimée dans le 19e arrondissement de Paris, témoignent de cette relation particulière de la communauté russe avec la capitale française. Fondé en 1925 par des Russes qui avaient fui leur pays après la Révolution bolchévique et qui s’étaient réunis autour de leur chef spirituel le métropolite Euloge (Gueorguievsky), l’Institut est un établissement d’enseignement supérieur privé, fonctionnant sous l’égide de l’Académie de Paris. Auparavant, l’ensemble des bâtiments de la “colline verte” des Buttes-Chaumont avait été le site d’une église luthérienne allemande, construite vers 1850 par le pasteur Friedrich von Bodelschwing, pour desservir les travailleurs allemands de la région parisienne. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;De 1925 à 1927, l’église fut décorée par le peintre Dimitri Stelletzky et ses élèves. S’inspirant d’authentiques “portes royales” russes du XVIe siècle, trouvées chez un antiquaire, ceux-ci réalisèrent dans le même style non seulement l’iconostase, mais aussi le reste des icônes et la décoration de l’église. L’ancien temple luthérien devenu église orthodoxe russe devint ainsi l’une des plus belles et des plus connues églises russes hors de Russie. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus ancien établissement de théologie orthodoxe en Europe occidentale, l’Institut dépend de l’Exarchat russe orthodoxe. Sa mission est encore aujourd’hui de former des prêtres et des laïcs instruits, se destinant à servir activement l’Eglise Orthodoxe et à représenter cette dernière dans le dialogue œcuménique, ainsi que dans la vie religieuse et culturelle de leur propre pays. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com//photos/odysseo/sets/72157631532655020/show/" target="_blank"&gt;Voir d’autres photographies de l’église.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href="http://paroissestserge.free.fr/" target="_blank"&gt;Pour en savoir plus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et son église&lt;br/&gt; 93, rue de Crimée, 75019 PARIS&lt;br/&gt; Métro Laumière, Bus 48, 60, 75 (Arrêt “Place Armand Carrel”)&lt;br/&gt;Tél. : + 33 6 98 46 32 81&lt;/h5&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/31519736469</link><guid>http://melting-post.fr/post/31519736469</guid><pubDate>Fri, 14 Sep 2012 14:47:00 +0200</pubDate></item><item><title>La scolarisation des enfants d’immigrésDepuis les années...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_m9zhynMBOy1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La scolarisation des enfants d’immigrés&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Depuis les années 1970, la scolarisation des enfants d’immigrés constitue un défi pédagogique pour les pouvoirs publics. La circulaire du 13 janvier 1979, la première régissant l’enseignement à l’école élémentaire des enfants de migrants, ne fait qu’entériner une situation de terrain qui a vu dans les années 1960 la création ex nihilo de classes pour étrangers dans les écoles, « ces classes ayant pour objectif une intégration rapide des enfants dans le milieu scolaire normal, aucun redoublement ne sera admis ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans les circulaires suivantes apparaît en effet le souci de maintenir une égalité entre les élèves et le refus de distinguer les enfants d’immigrés et de créer pour eux des parcours scolaires spécifiques. Ainsi, la préoccupation pédagogique dominante est celle des difficultés liées à l’apprentissage de la langue française et la priorité est donnée à l’acquisition du français au détriment parfois des autres matières.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Toutefois, une certaine confusion persiste sur les publics visés. La circulaire du 13 mars 1986 ne fait pas de distinction entre jeunes nés en France et les primo-migrants, en ne s ‘intéressant qu’à la variable de la nationalité. Dès 1985 dans un rapport intitulé « L’Immigration à l’école de la République », Jacques Berque décrit la « &lt;em&gt;confusion qui règne sur la scolarition « des enfants dits étrangers, d’origine étrangère, immigrés ou migrants.&lt;/em&gt; »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;De plus, la multiplication des dispositifs, comme les ELCO (Enseignements des langues et cultures d’origine) ou les Cefisem (Centres de formation et d’information pour la scolarisation des enfants de migrants) dont une partie seront absorbés par les centres de ressources ZEP (Zones d’éducation prioritaires), brouillent les objectifs pédagogiques de la scolarisation des migrants.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les enfants d’immigrés restent parmi les élèves ceux qui encourent les plus grands risques de difficultés ou d’échecs scolaires. Toutefois, au sein des populations défavorisées, ces derniers s’en sortent mieux que les autres élèves, un résultat en grande partie dû aux aspirations et aux ambitions des familles d’immigrés pour qui l’école demeure un gage de promotion sociale.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;u&gt;En savoir +&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;- Marie Lazaridis, « La scolarisation des enfants de migrants : entre intégration républicaine et mesures spécifiques, » in &lt;em&gt;VEI Enjeux&lt;/em&gt;, n°125, juin 2001, pp. 198-208&lt;br/&gt;&lt;span class="st"&gt;- Louis-André Vallet et Jean-Paul Caille, &lt;/span&gt;“La scolarité des enfants d’immigrés”, in  &lt;em&gt;L’école : l’état des savoirs&lt;/em&gt;, Paris, La Découverte, pp. 293-301&lt;br/&gt;- Moro Marie-Rose, &lt;em&gt;Enfants de l’immigration, une chance pour l’école&lt;/em&gt;, Editions Bayard, 2012&lt;br/&gt;- la &lt;a href="http://www2.cndp.fr/lesScripts/bandeau/bandeau.asp?bas=http://www2.cndp.fr/revueVEI/accueil.htm%20%20%20" target="_blank"&gt;revue &lt;span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;Diversité vie école intégration&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/31057618812</link><guid>http://melting-post.fr/post/31057618812</guid><pubDate>Fri, 07 Sep 2012 16:37:00 +0200</pubDate></item><item><title>Mouloud Aounit, figure de la lutte contre le racisme
Grande...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_m9m25vJji61r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mouloud Aounit, figure de la lutte contre le racisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grande figure de la lutte contre le racisme et pour l’égalité, Mouloud Aounit est décédé le vendredi 10 août dernier à Paris. Militant associatif et politique, l’ancien président du &lt;a href="http://www.mrap.fr/" title="MRAP" target="_blank"&gt;Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples&lt;/a&gt; (MRAP) s’est éteint à l’âge de 59 ans des suites d’une tumeur au cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Né le 23 février 1953 à Timezrit, en Algérie, Mouloud Aounit arrive très jeune à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). C’est dans cette ville que débute sa carrière de militant et c’est là qu’il est à présent enterré; ses obsèques ont eu lieu le 16 août.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouloud Aounit  adhère au MRAP en 1979. Il assume la présidence de la fédération de Seine-Saint-Denis du MRAP, puis participe, en novembre 1983, à la &lt;a href="http://melting-post.fr/post/10767312554/grande-marche-contre-le-racisme-sos-racisme" target="_blank"&gt;marche pour l’égalité et contre le racisme&lt;/a&gt;, évènement central de l’histoire de l’immigration des trente dernières années. Vingt ans plus tard, il qualifiera dans un éditorial l’événement de « &lt;a href="http://www.marseillesolidaire.org/spip.php?article315" target="_blank"&gt;rendez-vous manqué avec l’égalité&lt;/a&gt; ». En 1989, il succède à Albert Lévy – l’un des membres fondateurs du MRAP - au poste de secrétaire général du mouvement dont il devient le président en 2004. Il assume cette fonction jusqu’en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parallèle de son engagement militant et associatif, en 2004 Mouloud Aounit est élu conseiller régional d’Ile-de-France, à la tête de la liste présentée par le Parti communiste français (PCF) en Seine-Saint-Denis. Son soutien à Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF et candidate à l’élection présidentielle de 2007, alors qu’il était à la tête du MRAP, lui valurent quelques critiques. Lors de la dernière campagne présidentielle, Mouloud Aounit a vigoureusement dénoncé les &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/xi11jl_mouloud-aounit-face-a-marine-le-pen_news" target="_blank"&gt;positions racistes&lt;/a&gt; du Front national et de Marine Le Pen, présidente et candidate du parti à l’élection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Promoteur de l’égalité ayant consacré sa vie au combat contre le racisme, Mouloud Aounit est promu Chevalier de l’Ordre national du mérite en 2000 et Chevalier de la Légion d’honneur en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« &lt;em&gt;Il laissera à tous ses compagnons et compagnes de militance le souvenir fort de celui qui aura jusqu’au bout refusé de renoncer &lt;/em&gt;», salue le MRAP dans un &lt;a href="http://www.mrap.fr/tout-savoir-sur-le-mrap/mouloud-aounit-president-dhonneur-du-mrap-nous-a-quittes.-le-mrap-est-en-deuil" target="_blank"&gt;communiqué&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir +&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;- Les ressources disponibles dans le catalogue Odysséo sur le &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000198&amp;c=FRAS075GNQ_000000198_de-2&amp;qid=sdx_q22" target="_blank"&gt;MRAP&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;- L’actualité Odysséo sur la &lt;a href="http://odysseo.org/pages/actu_archives/actualites-mrap.html" target="_blank"&gt;collection &lt;em&gt;Droit et liberté&lt;/em&gt;, journal édité par le MRAP&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/30577030254</link><guid>http://melting-post.fr/post/30577030254</guid><pubDate>Fri, 31 Aug 2012 10:27:00 +0200</pubDate></item><item><title>La loi Bonnet sur le séjour et l’expulsion des...</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_m97opiFxUM1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi Bonnet sur le séjour et l’expulsion des travailleurs immigrés&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;S’inscrivant à la suite d’une série de &lt;a href="http://www.generiques.org/actu.php?id=641" target="_blank"&gt;mesures visant à réduire le nombre de travailleurs immigrés en France&lt;/a&gt;, la loi 80-9 du 10 janvier 1980, dite loi Bonnet (du nom de Christian BONNET, ministre de l’Intérieur de 1977 à 1981), modifie, pour la première fois, l’ordonnance du 2 novembre 1945 relative aux conditions d’entrée et de séjour en France des étrangers.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette loi relative à la prévention de l’immigration clandestine passe devant l’Assemblée nationale en première lecture le 29 mai 1979. En réaction au projet de loi, des intellectuels parmi lesquels Tahar Ben Jelloun, Claire Etcherelli, Gisèle Halimi ou encore Roland Barthes, adressent une lettre au Président de la République, lui rappelant les devoirs de la France en matière d’hospitalité et de droit des étrangers. Au mois d’octobre 1979, alors que le Sénat examine le projet de loi, un millier de personnes défilent de Barbès à République à l’appel de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de la Confédération française démocratique du travail (CFDT). En dépit de cette mobilisation et des réactions très vives dans l’opinion publique, la loi Bonnet est finalement adoptée en  décembre 1979.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Elle rend plus strictes les conditions d’entrée sur le territoire et fait de l’entrée ou du séjour irréguliers un motif d’expulsion au même titre que la menace pour l’ordre public. La loi prévoit également la reconduite de l’étranger expulsé à la frontière et sa détention dans un établissement s’il n’est pas en mesure de quitter immédiatement le territoire. Il s’agit ici de la première apparition de la rétention administrative.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le 2 avril 1980, le &lt;a href="http://youtu.be/-HRpoAgMnC0" target="_blank"&gt;prêtre Christian Delorme, le pasteur Jean Costil, et l’immigré algérien en sursis d’expulsion Hamid Boukhrouma&lt;/a&gt; débutent une grève de la faim à Lyon pour protester contre les expulsions de travailleurs immigrés. Moins d’un mois plus tard, le ministre de l’Intérieur annonce alors la suspension pour trois mois des expulsions de jeunes immigrés, sauf en cas de délits graves.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Aussitôt arrivée au pouvoir en 1981, la gauche décide de mettre en chantier une nouvelle réforme de l’ordonnance de 1945. Ainsi, la loi du 27 octobre 1981 abroge les dispositions de la loi Bonnet et introduit dans l’ordonnance une série de garanties nouvelles pour les étrangers.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/30092393771</link><guid>http://melting-post.fr/post/30092393771</guid><pubDate>Fri, 24 Aug 2012 10:01:00 +0200</pubDate></item><item><title>Warda El Djazaïria, la « Rose algérienne »
Née en 1940...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_m7b8wxowt81r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Warda El Djazaïria, la « Rose algérienne »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Née en 1940 à Puteaux d’un père algérien et d’une mère libanaise, &lt;a href="http://odysseo.org/ead.html?id=FRAS075GNQ_000000266&amp;c=FRAS075GNQ_000000266_de-48&amp;qid=sdx_q12" target="_blank"&gt;Warda&lt;/a&gt; baigne dès sa plus tendre enfance dans les milieux traditionalistes et artistiques. Elle apprend la musique à 11 ans et commence sa carrière dans le cabaret de son père, le Tam Tam, situé dans le Quartier latin. Elle reprend les chansons des plus grands (Oum Kalthoum, Mohamed Abdelwahad, Abdelhalem Hafez) et interprète les succès de la chanson de l’exil. Repérée par Ahmed Hachelaf, elle connaît vite le succès et entre chez Pathé Marconi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment de la guerre d’Algérie, Warda entonne la chanson patriotique &lt;em&gt;Ya habibi ya moudjahid&lt;/em&gt; (« Ô ami, ô combattant »). En 1958, elle doit quitter la France pour Rabat puis Beyrouth en raison des activités militantes de son père. Au moment de l’indépendance, en 1962, elle s’installe en Algérie et prend le surnom de El Djazaïria (L’Algérienne). Warda interprète &lt;em&gt;Djamila&lt;/em&gt;, en l’honneur de la combattante algérienne au maquis, ou &lt;em&gt;Ana mil djazaïr ana arabia&lt;/em&gt; (« Je suis d’Algérie, je suis arabe »). Elle représente également l’Algérie combattante dans les productions panarabiques de 1961. Son mari la contraint au silence pendant 12 ans, jusqu’à ce que le second président de l’Algérie, Houari Boumediene, lui demande de revenir sur scène pour célébrer les 10 ans de l’indépendance. Un retour artistique qui précipite son divorce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle quitte l’Algérie pour l’Egypte où elle rencontre le compositeur Baligh Hamdi qu’elle épouse. Elle enchaîne alors les concerts, les films et les comédies musicales. Censurée par Anouar El Sadate pour avoir fait l’éloge de la famille du Prophète et de l’ancien dirigeant lybien Mouammar Khadafi dans sa chanson &lt;em&gt;El Ghala Yenzad&lt;/em&gt;, elle retrouve la grâce après l’intervention de Jihane Sadate, la femme du président, auprès de son mari. Sa double culture algérienne et libanaise lui vaut d’être considérée comme l’héritière d’Oum Kalthoum quand cette dernière meurt en 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Warda est décédée le 17 mai dernier à l’âge de 72 ans d’une crise cardiaque. Engagée lors du printemps arabe, Warda est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes chanteuses du Moyen-Orient et compte 300 chansons à son répertoire. Sa dernière oeuvre, « Toujours debout », est dédiée à l’Algérie à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir + : &lt;/u&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Naïma Yahi, “Les femmes connaissent la chanson”, Générations : un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France, Editions Gallimard, 2009&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/27409567837</link><guid>http://melting-post.fr/post/27409567837</guid><pubDate>Tue, 17 Jul 2012 17:12:33 +0200</pubDate></item><item><title>La « Grande Emigration » polonaise (Wielka Emigracja)...</title><description>&lt;img src="http://25.media.tumblr.com/tumblr_m7061eQeeT1r3zempo1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La « Grande Emigration » polonaise (&lt;em&gt;Wielka Emigracja&lt;/em&gt;) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Monarchie de Juillet a connu un mouvement aujourd’hui appelé la « Grande Emigration » polonaise. Celle-ci désigne l’émigration des élites politiques de Pologne entre 1831 et 1870. Cette émigration survint après l’insurrection de Novembre (1830) contre l’Empire russe qui a poussé environ 7 000 Polonais à s’exiler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les émigrés étaient issus majoritairement de la petite et de la moyenne noblesse. Les plus glorieux représentants de la cause polonaise comme l’écrivain &lt;a href="http://www.generiques.org/db/biographie/?bio=Adam+Mickiewicz&amp;row=1" target="_blank"&gt;Adam Mickiewicz&lt;/a&gt; ou encore le compositeur &lt;a href="http://www.generiques.org/db/biographie/?bio=chopin&amp;row=1" target="_blank"&gt;Fryderyk Franciszek Chopin&lt;/a&gt; purent ainsi s’exprimer dans un pays la France, perçue comme la  patrie de la liberté. Les émigrés polonais firent de Paris leur seconde capitale et reconstituèrent leurs institutions religieuses, politiques et culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1832, le prince &lt;a href="http://www.generiques.org/db/biographie/?bio=Czartoryski+&amp;row=3" target="_blank"&gt;Adam Czartoryski&lt;/a&gt; et le comte Alexandre Walewski fondent la Société Historique et Littéraire Polonaise et la Bibliothèque Polonaise de Paris dont l’objectif était de lutter à travers la collecte de documents ayant trait à l’histoire et à la culture polonaise contre la germanisation et la russification de la Pologne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si globalement, les émigrés polonais appartenant à l’aristocratie et à l’intelligentsia furent bien accueillis, Louis Philippe s’inquiétait de la forte présence polonaise et les réfugiés furent placés sous surveillance policière. Dans les années 1840-1850, Napoléon III souhaitera éloigner de France les émigrés les plus “agités”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1863, l’échec de l’insurrection de Janvier conduisit environ 10 000 Polonais à rejoindre à leur tour la France. Quelques centaines de Polonais participèrent aux événements de la Commune en 1871, ce qui fit dire à Alexandre Dumas-fils que Paris avait été envahi par les Polonais de tous les pays. Le mot « Polonais » devient d’ailleurs pour le gouvernement de Versailles un synonyme de révolutionnaire. A cette époque, la Troisième République cherche à se rapprocher de l’empire russe et les Polonais quittent la France pour se diriger vers la Grande-Bretagne, la Suisse et les territoires polonais occupés par l’Autriche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;En savoir plus&lt;/u&gt;&lt;br/&gt;Jerzy W.Borejsza, “Les Polonais et la Commune de Paris. 140 ans après”, &lt;a href="http://www.generiques.org/migrance_sommaire.php?id=38" target="_blank"&gt;&lt;em&gt;Migrance 35&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, 2010&lt;br/&gt;Exposition &lt;a href="http://www.histoire-immigration.fr/2010/8/polonia-des-polonais-en-france-depuis-1830" target="_blank"&gt;Polonia, des Polonais en France depuis1830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://melting-post.fr/post/26980657078</link><guid>http://melting-post.fr/post/26980657078</guid><pubDate>Wed, 11 Jul 2012 17:36:00 +0200</pubDate></item></channel></rss>
